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Des coups de feu entendus à l'aéroport de la capitale nigérienne
- Author, Chris Ewokor
- Published
- Temps de lecture: 4 min
Des explosions et des coups de feu ont été entendus en provenance de l'aéroport de Niamey, la capitale du Niger, ont déclaré des habitants à la BBC.
« J'ai entendu les premiers coups de feu à 06h00 (05h00 heure locale) alors que je me trouvais à la mosquée. Mais la situation actuelle est maîtrisée », a déclaré une personne.
Les coups de feu, qui ont duré deux heures, sont venus de l'entrée de l'aéroport, a déclaré un témoin à l'agence de presse AFP.
Le Niger combat une insurrection islamiste militante depuis une décennie et, en janvier, des djihadistes présumés ont lancé une attaque contre le même aéroport. Comme ses voisins, le Burkina Faso et le Mali, le Niger est dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir en partie à cause de l'incapacité à faire face à la violence.
Des habitants ont déclaré à la BBC que l'attaque de jeudi avait été repoussée par l'armée, qui traque actuellement les assaillants en fuite qui auraient abandonné leurs armes.
Les autorités n'ont pas encore fait de commentaire et aucun groupe n'a revendiqué sa responsabilité. Mais un affilié du groupe État islamique a déclaré que c'était lui qui avait perpétré l'assaut de janvier.
Entre vulnérabilité et renforcement sécuritaire
Cet incident survient moins de six mois après l'attaque du 29 janvier, qui avait marqué les esprits au Niger. L'aéroport de la capitale avait alors été frappé pour la première fois par des jihadistes. Cette attaque avait fait quatre blessés et causé d'importants dégâts matériels, selon les autorités.
Le site reste sensible : entre décembre et janvier, il accueillait une importante cargaison de concentré d'uranium, bloquée en attente d'exportation. Depuis, aucun mouvement de cette cargaison n'a été signalé.
Le général Abdourahamane Tiani avait évoqué « une faille dans le dispositif » ayant permis l'attaque, dont « l'objectif était de détruire toutes les capacités aériennes » de l'armée.
Ces dernières semaines, le régime a lancé une vaste campagne de destruction de quartiers autour de l'aéroport afin de se prémunir contre le « risque terroriste ». D'autres mesures de sécurité ont également été prises : le mur de clôture de l'aéroport a été renforcé et plus de 350 caméras ont été installées à l'intérieur et à l'extérieur du site.
Le régime militaire nigérien est confronté aux groupes jihadistes depuis le milieu des années 2010, comme ses voisins le Burkina Faso et le Mali. Arrivé au pouvoir après avoir renversé le président élu Mohamed Bazoum, il peine à inverser la tendance face à l'État islamique et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), qui multiplient les attaques organisées.
En avril, le JNIM avait durement frappé le Mali voisin, également dirigé par une junte, jusque dans la capitale Bamako.
Niamey a par ailleurs tourné le dos à son partenaire historique, l'ex-puissance coloniale française, qu'il accuse régulièrement d'être le « sponsor » des jihadistes — une accusation que Paris réfute. Le pays s'est rapproché de partenaires qu'il juge plus « sincères », comme la Russie, la Turquie ou encore l'Iran.
Nous avons utilisé l'IA pour aider à traduire cet article, rédigé à l'origine en anglais. Un journaliste de la BBC a vérifié la traduction avant sa publication. En savoir plus sur la manière dont nous utilisons l'IA.