Le
Museum of London voit ces contenus comme autant de témoignages de l'impact mental de
la pandémie, mais
aussi une manière
de faire bouger les lignes des collections muséales.
"Le Covid-19 a entraîné de nombreux
changements dans la vie des Londoniens, pas seulement au jour le jour, mais
aussi dans notre relation au sommeil et au rêve", affectés par l'anxiété et le
stress, souligne le Museum of London.
Il
s'agit de "recueillir les rêves sous forme d'histoires orales (...), mais aussi
d'explorer l'éclairage
que les rêves
peuvent offrir en termes de santé mentale et de mécanismes pour affronter des stress extérieurs,
particulièrement
en temps de crise", explique le musée consacréà
l'histoire de la capitale britannique.
Ce
sera "la première
fois que les rêves
seront collectés
par un musée en
tant que rencontres brutes et témoignages personnels", précise-t-il dans un communiqué.
Baptisé "Gardiens du sommeil" ("Guardians of Sleep"), formule inspirée du fondateur de la psychanalyse Sigmund Freud, le projet est mené en collaboration avec le Museum of Dreams (Musée des rêves) de la Western University en Ontario (Canada).
Il s'inscrit dans le cadre d'une initiative du Museum of London visant à rassembler objets et témoignages liés à la pandémie, à l'instar d'autres institutions dans le monde.
En février 2021, les participants seront invités à partager leurs rêves lors d'un entretien par visioconférence mené par une équipe de professionnels en matière psychosociale.
Ces entretiens pourront ensuite être acquis par le Museum of London pour être intégrés dans sa collection permanente.
Les personnes désireuses de partager leurs rêves ont jusqu'au 15 janvier pour se manifester via email (info@museumofdreams.org).