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Traduit par Ousmane Badiane, assisté par l'IA.
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L'Espagne a tiré 27 fois au but lors de ce match sans trouver le chemin des filets, ce qui constitue son record ex æquo depuis 1966 pour un match de Coupe du monde sans marquer, à égalité avec les 27 tentatives enregistrées contre le Paraguay en 1998, qui s'était également soldé par un match nul 0-0.
Ange Postecoglou, ancien sélectionneur de l'Australie, sur ITV
La grandeur du sport et du football réside dans ce qui ne se voit pas.
Ces joueurs capverdiens avaient en eux quelque chose qui ne les laisserait pas baisser les bras aujourd’hui. On analyse les matchs et on se dit que l’Espagne devrait s’imposer facilement, mais on n’a pas ce qu’ils ont en eux, au plus profond de leur cœur.
Il existe aujourd'hui une petite communauté de personnes qui se disent originaires du Cap-Vert, et le monde entier reconnaît leur identité.
Le Cap-Vert a signé l’une des grandes surprises de ce début de Coupe du monde en arrachant un match nul face à l’Espagne (0-0), championne d’Europe en titre, lundi soir, pour la première participation de l’archipel à une Coupe du monde.
Annoncé comme un duel à sens unique, ce match du groupe H a longtemps semblé confirmer les attentes. L’Espagne a monopolisé le ballon, installé un siège méthodique dans le camp adverse et multiplié les séquences de possession.
Mais derrière cette domination stérile, la Roja a surtout buté sur une équipe cap-verdienne parfaitement organisée, disciplinée et portée par un esprit de résistance remarquable.
Avec près de 75 % de possession et une nette domination au nombre de tirs, la Roja s’est heurtée à un bloc cap-verdien compact, discipliné et porté par un gardien en état de grâce, Vozinha.
Le portier, pensionnaire de deuxième division portugaise à Chaves, a multiplié les interventions décisives, notamment sur une tête de Ferran Torres (39e) et une tentative de Laporte au retour des vestiaires (48e).
Pedri, Rodri et Fabián Ruiz ont tenté d’installer un tempo élevé, sans parvenir à désorganiser un bloc bas cap-verdien extrêmement compact. Les attaques espagnoles ont souvent manqué de profondeur et de spontanéité face à une défense regroupée autour de sa surface.
L’entrée de Lamine Yamal en seconde période n’a pas permis de débloquer une rencontre de plus en plus verrouillée, marquée par la frustration espagnole et la solidité d’un Cap-Vert regroupé et discipliné.
Le Cap-Vert aurait même pu réaliser un coup parfait en toute fin de match, mais Diney Borges a manqué une reprise de la tête (90e+1) sur une rare opportunité offensive.
Vozinha, symbole de l'exploit cap-verdien
Dans les cages, Vozinha, désigné homme du match, a incarné la résistance cap-verdienne. Le gardien, évoluant en deuxième division portugaise au FC Chaves, a livré une prestation de très haut niveau. Il a notamment réalisé une parade décisive sur une tête de Ferran Torres (39e), quelques instants après une tentative qui avait frôlé la transversale.
En seconde période, il a encore repoussé une tête de Laporte (48e), confirmant une impression de solidité et d’autorité dans les airs comme sur sa ligne. Plus globalement, il a rassuré sa défense dans tous les temps forts espagnols.
Ce résultat constitue un point historique pour les Requins Bleus, qui disputent leur premier Mondial.
Un exploit qui marque déjà cette Coupe du monde 2026, tant par sa portée symbolique que par la solidité affichée face à l’un des favoris.
Dans l’autre rencontre du groupe H, l’Arabie saoudite affronte l’Uruguay dans la nuit. L’Espagne devra ensuite rebondir face aux Saoudiens lors de la deuxième journée, tandis que le Cap-Vert défiera l’Uruguay dans un nouveau test de haute intensité.
Le Cap-Vert célèbre ce point du nul comme s'il avait remporté la Coupe du monde, et qui pourrait le lui reprocher ?
Historique !
Les Requins Bleus arrachent un match nul face à l’Espagne (0-0) pour leur toute première participation à une Coupe du monde.
95e : L'Espagne obtient un nouveau corner...
Le temps s’épuise dans un match totalement indécis, sous haute tension.
Pedri est averti après une faute au milieu de terrain. Il coupe net une transition cap-verdienne, alors que le Cap-Vert tentait de sortir en contre.
Une action brouillonne mais symbolique de la pression espagnole dans ces derniers instants.
Lamine Yamal tente sa chance de loin, mais sa frappe est déviée par Mikel Oyarzabal, qui se trouvait sur la trajectoire.
91e : Sur un corner parfaitement frappé, Diney Borges s’élève dans la surface et place une tête puissante… mais Unai Simón réagit bien et capte le ballon dans ses bras.
Le Cap-Vert n’est pas loin d’un coup de tonnerre dans ces ultimes secondes.
Le suspense est total à Atlanta : 5 minutes supplémentaires pour faire basculer ce match.
La Roja pousse mais le Cap-Vert refuse de céder.
Mikel Oyarzabal se retrouve en position idéale, à bout portant, avec le but grand ouvert mais une fois encore, Pico Lopes surgit au dernier moment pour contrer la frappe.
Occasion énorme pour Oyarzabal…sauvée sur la ligne !