Il tue sa compagne et emporte ses membres dans un sac à dos

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L'historien russe Oleg Sokolov (63 ans) a reconnu, dimanche, avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko (24 ans) devenue entre-temps sa compagne.

C'est dans les eaux de la rivière Moïka que Oleg Sokolov a été extrait samedi matin par la police russe, ivre, avec son sac à dos macabre dans lequel étaient dissimulés deux membres de femme et un pistolet d'alarme.

Le chercheur et réputé historien spécialiste de Napoléon n'aura pas mis longtemps pour avouer son crime à la police.

Le frère de la victime, qui dit avoir parlé à sa sœur peu avant sa mort, croit savoir que l'objet du meurtre pourrait être la "jalousie".

"Elle lui a dit aller à l'anniversaire d'un ami étudiant. Il l'a passée à tabac, elle est sortie quand même puis elle est rentrée...", a-t-il raconté au site d'information RBK.

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Le drame a provoqué de vifs émois en Russie, où des associations indexent une banalisation des violences faites aux femmes.

"Il ne faut pas attendre qu'une victime se fasse exécuter, il faut faire de la prévention", s'est insurgée sur Facebook la militante pour les droits des femmes Alena Popova.

Parlant de prévention, justement, certaines personnes estiment ce crime aurait pu être évité si Oleg Sokolov avait été sanctionné, en 2008, après avoir été déjà mis en cause dans une affaire de violences sur une précédente compagne.

Une autre étudiante, alors sa compagne, l'avait aussi accusé de l'avoir ligotée à une chaise avant de la frapper et de la menacer de la marquer au fer, si elle le quittait.

Cette accusation qui date n'avait pas reçu une attention particulière de la direction de l'université d'État de Saint-Pétersbourg où est employé l'historien.

"C'est une preuve de l'impunité dont bénéficie (en Russie) les hommes violents", a dénoncé auprès de l'AFP Alena Sadikova, responsable du centre Kitej d'assistance psychologique aux femmes.